Ces phrases que je vais écrire seront sûrement futiles pour vous, mais pour moi, c’est incroyable. C’est incroyable, car ça fait longtemps que je n’ai pas écrit. Ça fait longtemps que je n’ai pas pris mon PC pour autre chose que travailler. Sur ce, je vous souhaite une bonne lecture !

Le silence a parfois une texture particulière. Sur ce blog, il s’est installé sans vraiment prévenir, comme une parenthèse qui s’ouvre et qu’on oublie de refermer. Aujourd’hui, j’ai décidé de reprendre la plume, non pas pour effacer ce vide, mais pour vous raconter ce qu’il m’a appris…
Le miroir du passé
Il y a 1 an, j’avais écrit 2 articles sur la série de Noël 2024. Je ne me souviens plus pourquoi je n’avais pas continué, mais je pense que j’étais en train de changer déjà à ce moment-là. Ou du moins, je n’étais plus en accord avec la personne que je voulais devenir et j’étais si perdue que je ne savais même plus clairement ce que je voulais être.
Le seul article sur ce blog qui me parlait encore était “Dans l’ombre de l’amour : L’impact insidieux des parents toxiques sur leurs enfants.” Parce que j’écrivais sur quelque chose qui me tenait à cœur, quelque chose de sensible. Même si c’était dur, j’avais pris plaisir à écrire cet article. Pour moi, il était tellement puissant que mes autres contenus semblaient… vides de sens. C’est ce que je croyais jusqu’à aujourd’hui, avant de réaliser que ce genre d’écrit ne m’intéressait juste plus.
Avez-vous déjà eu ce sentiment de regarder une de vos réalisations et d’avoir cette sensation étrange qu’elle appartienne à quelqu’un d’autre ? Je ne me reconnaissais plus, mais je ne le voyais pas. Et c’est une des raisons qui m’a poussée à arrêter de publier ici : cesser d’écrire n’était pas un abandon, c’était une nécessité pour ne pas se mentir.
Le brouillard identitaire (Être perdue pour mieux se trouver)
Pendant cette année de silence, je me suis retrouvée dans une sorte de salle d’attente intérieure. C’est terrifiant d’admettre qu’on ne sait plus qui l’on veut être. J’ai longtemps pensé que pour tenir un blog, il fallait avoir des certitudes, des conseils à donner ou des jolies choses à montrer. Mais la réalité est plus floue. Le silence est devenu mon seul langage honnête ici, et dans la vie tout court.
À cette époque (j’aime bien dire ça alors que ça ne fait qu’un an, bahahah), je sombrais mentalement. Il y avait un grand écart entre ce que je voulais montrer sur ce blog et ce que je ressentais réellement.
Suite à des mésaventures, je me dégoûtais profondément. Tout ce que j’essayais de cacher au plus profond de moi ressortait à la vitesse de l’éclair, sans prévenir. Dans mon plus gros déni, j’essayais de guérir mes blessures par des pansements de silence et de rire, mais les blessures se rouvraient tellement plus grandes et les pétales de désespoir sortaient tellement plus vite que je n’avais plus le temps et l’énergie de panser superficiellement cette douleur.
Mon mental s’aggravait, je ne suivais plus rien. Je n’étais plus que ce silence qui me pesait. Et j’ai fini à l’hôpital psychiatrique pendant environ 2 mois. Et j’ai enfin pu me redécouvrir.
La Mue : Apprendre à s’aimer dans les décombres
L’hôpital a été le point de rupture, mais aussi le point de départ. Ce silence qui me pesait est devenu, petit à petit, un silence de repos. J’ai dû réapprendre à me regarder sans dégoût, à accepter que mes blessures ne se soignent pas avec des pansements de rires de façade. Aujourd’hui, je ne cherche plus à cacher mes failles : elles font partie de la texture de ma nouvelle vie. Bien sûr, parfois, c’est dur de ne pas faire semblant, surtout quand on a cette habitude depuis sa naissance, mais j’apprends à m’exprimer. Ce n’est plus un silence lourd, c’est le silence et la paix de mon âme.
J’ai changé, oui. J’ai changé en mieux. J’ai réappris à savoir ce que je voulais devenir. Et je commence à l’être. Je ne suis pas parfaite, mais ces petites imperfections font juste partie de moi.
Cette nouvelle version de moi-même n’a plus envie de courir après des articles « vides de sens ». J’ai compris que ma valeur ne résidait pas dans ma capacité à divertir, mais dans ma capacité à être vraie. En acceptant mes imperfections, j’ai aussi accepté que mon blog puisse me ressembler : parfois calme, parfois intense, mais toujours honnête. Apprendre à s’exprimer, c’est aussi apprendre à dire quand ça ne va pas, et à célébrer quand la paix revient enfin.
Le retour à l’essentiel (Refermer la parenthèse)
Aujourd’hui, je rouvre mon ordinateur avec une intention différente. Je ne reviens pas pour reprendre là où je m’étais arrêtée, mais pour commencer quelque chose de nouveau. Moins de masques, plus de liberté.
Alors voilà, la parenthèse se referme doucement, mais la page, elle, reste ouverte. Je ne vous promets pas une régularité parfaite, ni des thèmes précis à l’avance. Je vous promets simplement de la sincérité. Merci d’être encore là, à lire ces mots qui, finalement, ne sont peut-être pas si futiles que ça.
Et vous, avez-vous déjà eu besoin d’un grand silence pour enfin entendre ce que votre cœur avait à vous dire ?

coucou cicitrouille . impossible de te laisser un comentaire sur l’article suivant : https://cicitrouille.art.blog/2025/12/21/leclosion-ce-reve-ne-entre-quatre-murs-blancs/#respond . désolé pour le dérangement
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coucou, tu peux me le laisser ici au pire 🙂
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oui mais pas pareil. en tout cas je t’envoie de la force pour tes projets
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Merci beaucoup !
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normaement tu peux laisser un commentaire sur l’autre article maintenant !
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