Choisir son foyer : Quand dire « non » est le plus beau cadeau qu’on s’offre

Noël est souvent synonyme de grandes tablées, de trajets chargés de cadeaux et de traditions que l’on suit presque par automatisme. Mais cette année, pour moi, Noël a une saveur différente. Il a l’odeur des cartons déballés, le craquement d’un nouveau parquet et la chaleur d’un foyer que nous avons construit, brique après brique.

​Cette année, j’ai pris une décision difficile : j’ai dit non.

​Le besoin de s’ancrer

​Passer le réveillon et le jour de Noël dans notre maison, avec mon copain, n’était pas un caprice. C’était un besoin viscéral. Après avoir passé tant d’années à courir d’une famille à l’autre, j’avais besoin de voir nos propres lumières briller dans nos fenêtres. J’avais besoin de créer nos premiers souvenirs ici, entre ces murs qui nous ressemblent.

​La culpabilité face à la déception

​Je ne vais pas vous mentir : ce choix n’a pas été accueilli avec des applaudissements. Quand j’ai annoncé à mes parents que nous ne viendrions pas, le silence (puis la déception) a été lourd. On se sent vite « la méchante » de l’histoire, celle qui brise la tradition, celle qui préfère son confort au regroupement familial.

​Mais est-ce vraiment de l’égoïsme que de vouloir, pour une fois, honorer son propre chemin ?

​Grandir, c’est aussi choisir

​J’aime ma famille, profondément. Mais j’ai réalisé que devenir adulte, c’est aussi oser dire : « Cette année, ma priorité, c’est mon foyer. » Ce n’est pas un désamour des autres, c’est un amour de soi et du couple que nous formons. C’est accepter que le bonheur des uns puisse, momentanément, causer la frustration des autres, sans pour autant que l’on soit une mauvaise personne.

Apprendre à naviguer dans la tempête

​La réaction de mes proches a été difficile à encaisser. On aimerait que nos choix de vie soient toujours accueillis avec un sourire, mais la réalité est que nos décisions bousculent parfois les attentes des autres. J’ai dû apprendre à respirer à travers la culpabilité.

​Ce que j’ai compris, c’est que je ne suis pas responsable de la déception des autres, tant que mes actes sont guidés par la bienveillance et non par la méchanceté. Expliquer avec douceur que ce n’est pas un rejet, mais une étape de vie, est tout ce que je peux faire. Le reste leur appartient.

Inventer nos propres rituels

Pour ce premier réveillon entre nos murs, on a décidé de briser les codes du traditionnel chapon-marrons. Au programme : du champagne pour célébrer cette nouvelle étape, et une raclette géante avec le meilleur ami de mon amoureux qui nous rejoint pour l’occasion.

​Rien de guindé, juste de la chaleur, du fromage fondu et sans doute un marathon de films de Noël sous un plaid. C’est exactement cette simplicité-là que je recherchais. Une soirée où l’on n’est pas des invités, mais les créateurs de notre propre magie.

​Et vous, osez-vous dire non ?

Je sais que je ne suis pas la seule à ressentir cette pression des fêtes. Que ce soit par tradition, par habitude ou par peur de décevoir, on s’oublie parfois un peu trop entre le fromage et le dessert.

​Mon message pour vous aujourd’hui, c’est que votre foyer (qu’il soit une maison, un appartement ou simplement un état d’esprit) mérite d’être votre priorité si vous en ressentez le besoin. Les traditions sont belles, mais celles que l’on crée soi-même ont un éclat tout particulier.

Et vous, avez-vous déjà dû prendre une décision difficile pour préserver votre bulle ? Comment gérez-vous le poids des traditions familiales ? Parlons-en en commentaires, ça me fera du bien de vous lire.

4 commentaires sur “Choisir son foyer : Quand dire « non » est le plus beau cadeau qu’on s’offre

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